Face à la hausse persistante des prix à la pompe, le gouvernement ajuste sa stratégie pour soutenir le pouvoir d’achat. Une nouvelle annonce, effectuée le 22 septembre 2026, prévoit de relever une nouvelle fois le plafond d’exonération de la prime transport. Cette mesure, qui reste à ce stade une intention politique sans traduction réglementaire officielle, pourrait offrir une marge de manœuvre supplémentaire aux entreprises souhaitant aider leurs collaborateurs.
Un deuxième relèvement en quelques mois
Le dispositif de la prime transport avait déjà fait l’objet d’un premier assouplissement au printemps dernier. Comme nous l’évoquions dans notre article sur les mesures exceptionnelles de la prime transport, le plafond annuel d’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu avait été porté de 300 € à 600 € pour l’année 2026.
L’exécutif souhaite désormais aller plus loin. Le nouveau plafond annoncé s’élève à 1 000 € par an et par salarié pour les frais de carburant ou d’alimentation électrique. Ce relèvement reste toutefois facultatif pour l’employeur : chaque structure décide, selon son budget et sa politique de ressources humaines, du montant qu’elle souhaite verser.
Des conditions d’accès assouplies pour 2026
Au-delà du montant, c’est aussi le périmètre des bénéficiaires qui se trouve élargi. En temps normal, la prime transport est réservée aux salariés contraints d’utiliser leur véhicule personnel, soit parce qu’ils résident dans une zone non desservie par les transports en commun, soit en raison d’horaires de travail décalés.
Pour l’exercice 2026, ces restrictions sont suspendues. Tous les salariés utilisant leur véhicule pour le trajet domicile-travail peuvent prétendre à la prime, même si une solution de transport collectif existe. Autre dérogation notable : le cumul devient possible entre cette prime et le remboursement à 50 % de l’abonnement aux transports publics.
Dans l’attente d’une confirmation juridique
Si ces annonces dessinent les contours d’un dispositif plus généreux, la prudence reste de mise. À ce jour, aucun décret ni arrêté n’a été publié au Journal officiel pour entériner ce plafond de 1 000 €.

